Relaxateur à néon
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La résistance interne d’une ampoule à néon éteinte
est pratiquement infinie. Elle ne s’allume que si la différence de potentiel
entre ses bornes est supérieure à la valeur VA (potentiel
d’allumage voisin de 65 V). Le gaz ionisé dans l’ampoule est faiblement
conducteur est la lampe se comporte alors comme une résistance RN.
La lampe reste allumée tant que la différence de potentiel entre
ses bornes reste supérieure à VE (potentiel d’extinction
voisin de 55 V).
Le gaz étant ionisé dans l’ampoule allumée, on a VE < VA.
On
réalise le montage ci-contre et on veut déterminer l’évolution
de la tension aux bornes de la lampe en fonction du temps. Lors de la mise sous
tension, le condensateur est complètement déchargé. L’équation
du circuit est : – E + R.I + U = 0 (avec I = dQ/dt = CdU/dt)
Dans une première phase, la lampe est éteinte et présente
une résistance infinie : le condensateur se charge selon la loi :
dU/dt = (E – U)/RC.
Quand U dépasse VA, la lampe s’allume. L’équivalent
Thévenin du circuit est alors le suivant : un générateur
de f.e.m. ET en série avec une résistance RT
et le condensateur C. {RT = R.RN/(R + RN) ;
ET = E.RN/(R + RN)}.
La loi de variation de U devient : dU/dt = (ET – U)/RTC.
La lampe s’éteint quand U devient inférieur à VE.
Si ET est inférieur à VE, la lampe va clignoter
car le condensateur va présenter des phases de charge et de décharge
successives entre les potentiels VA et VE.
Le système présente alors des oscillations de relaxation
dont la période est fonction des valeurs des composants : RN = 0,5 MW
, C = 1 m F, E = 90 V.
Des boutons permettent de choisir la valeur de R entre 0,5 MW
et 1,5 MW
Pour intégrer les équations différentielles, on utilise
la méthode de Runge-Kutta à l’ordre 4 avec un pas de durée
égale à 0,01 s. Le tracé du potentiel U est fait pendant
une durée égale à 5 s. On détermine aussi la période
des oscillations.
© Université Lemans, 2003
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